25.07.2008

Premier bilan de la loi loi sur l'autonomie des universités

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a présenté jeudi un bilan de la première année d'application de la loi sur l'autonomie des universités et rappelé la liste des 20 premières qui y accéderont au 1er janvier, dont "le budget sera multiplié en moyenne par 2,5".

"En un an le paysage universitaire a été bouleversé, c'est un moment émouvant, presque historique" a estimé la ministre lors d'un point presse au ministère. "C'est une réforme qui s'installe progressivement et durablement", a-t-elle dit.

Valérie Pécresse a estimé que "les craintes" émises l'an dernier au sujet de cette loi s'étaient "révélées infondées" car "elle ne profite pas qu'à Paris mais à la France dans son ensemble", "elle ne concerne pas que les +grosses+ universités car il y a toute une diversité représentée". "Il n'y a pas que les grandes entreprises qui sont présentées", a-t-elle ajouté.

Au 1er janvier 2009, les 20 universités auront accompli le cycle complet qui mène à la vraie autonomie et "disposeront d'un budget global qui sera multiplié en moyenne par 2,5", a ajouté la ministre. "Elles recevront chacune une subvention de 250.000 euros", a-t-elle précisé.

"L'université s'ouvre dans un dialogue avec l'entreprise, elles tissent ensemble davantage de liens, il se passe quelque chose d'inédit", a-t-elle insisté.

La loi sur l'autonomie des universités aussi appelée "loi libertés et responsabilités des universités" (LRU) du 11 août 2007, touche "tous les secteurs disciplinaires" et va concerner "312.000 étudiants, soit 20% des effectifs universitaires", a ajouté Mme Pécresse.

Les 20 universités concernées sont Aix-Marseille 2, Cergy-Pontoise, Clermont-Ferrand 1, Corte, Limoges, Lyon 1, Marne-la-Vallée, Montpellier 1, Mulhouse, Nancy 1, Paris 5, Paris 6, Paris 7, La Rochelle, Saint-Etienne, Strasbourg 1, Strasbourg 2, Strasbourg 3, Toulouse 1 et l'université technologique de Troyes.

 

01.07.2008

Universités: fin des examens de septembre, intitulés des diplômes harmonisés

Les universités vont devoir avancer en juin leur session de rattrapage de septembre pour permettre notamment aux étudiants salariés de travailler l'été, et les intitulés des diplômes vont être harmonisés, selon les préconisations d'un rapport qu'entend suivre Valérie Pécresse.

Ces idées figurent dans un rapport sur la rénovation de la licence, dirigé par Bernard Dizambourg, que la ministre de l'Enseignement supérieur a décidé de rendre public jeudi, selon le porte-parole de Mme Pécresse.

L'ensemble des universités vont devoir avancer leur session de rattrapage de septembre à juin et le contrôle continu va y être généralisé, a précisé à l'AFP ce porte-parole, confirmant une information du Figaro.

En outre, les intitulés des diplômes vont être harmonisés "pour plus de lisibilité et de mobilité", a-t-il ajouté.

Il s'agit de faciliter le passage des étudiants d'une université à une autre, en s'assurant que les UV (unités de valeur) déjà passées dans une université puissent être prises en compte dans une autre, c'est-à-dire qu'un même intitulé recouvre les mêmes matières étudiées sur tout le territoire.

En présentant en décembre son plan "réussir en licence", la ministre avait souhaité "assurer une meilleure lisibilité de l'offre de formation" sur le territoire.

Concernant la session de rattrapage, la réforme devrait être mise en place par étapes: elle concernera d'abord la première année de licence, puis progressivement les autres années, a-t-on précisé au ministère de l'Enseignement supérieur.

05.06.2008

Une commission (une de plus...) sur les partenariats Université-Entreprise

Une commission présidée par l'universitaire et ancien député UMP Christian Philip, chargée d'un rapport sur les "partenariats entre universités et grandes écoles" à rendre fin septembre, a été installée mercredi par Valérie Pécresse, a annoncé le ministère de l'Enseignement supérieur.

La commission, qui a "pour objectif de réfléchir aux partenariats à construire entre les universités et les grandes écoles", est "présidée par le professeur Christian Philip", qui est aussi "représentant personnel du président de la République pour la francophonie", précise le communiqué.

Elle devra notamment "faire des propositions pour créer davantage de passerelles entre les classes préparatoires et l'université", ou encore entre "les grandes écoles et les écoles doctorales des universités", a ajouté le ministère.

"Les propositions auront pour but d'assurer une plus grande diversité dans les recrutements aux grandes écoles, notamment par voie parallèle, et d'assurer une plus grande fluidité entre les cursus de formation", selon le communiqué.

Elle "réfléchira aux aménagements nécessaires (...) pour assurer la compétitivité de l'ensemble des établissements de formation, en abordant les questions d'évaluation des formations et de la recherche et des liens grandes écoles-Etat".

Composée "d'une vingtaine de membres représentatifs du système d'enseignement supérieur et du monde socio-économique", la commission "remettra son rapport à la fin du mois de septembre".

21.05.2008

De l'anglais obligatoire pour toutes les classes de Licence... C'est bien mais 2h par semaine ça ne sert à rien!!

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a déclaré lundi à l'AFP qu'elle souhaitait que l'anglais soit proposé à "100% des étudiants" de licence, au terme de la montée en charge du plan "réussir en licence".

A la rentrée 2008, "80% des projets de licence rénovée communiqués par les universités au ministère comportent de l'anglais", a-t-elle ajouté.

"Aujourd'hui, un tiers des licences ne comporte pas du tout d'anglais. Et dans 70% des licences, l'anglais est en option", a expliqué la ministre.

Selon elle, une partie des crédits affectés au plan "réussite en licence" (730 millions dont la distribution sera étalée progressivement entre la rentrée 2008 et la rentrée 2012) va "permettre de financer des heures d'anglais dispensées par des tuteurs de langue maternelle ou des contractuels, ainsi que des logiciels, des laboratoires de langues etc."

"In fine, sera proposé à tous les étudiants de licence de passer, au bout de trois ans, une certification, comme le Cles (certificat de compétences en langues de l'enseignement supérieur), ou le Toefl" (Test of english as a foreign language, ndlr).

Elle a par ailleurs rappelé que pour favoriser les études à l'étranger, le nombre de bourses de mobilité passerait à la rentrée de 15.000 à 30.000. "Ce seront 400 EUR mensuels pour tous les étudiants dont les parents ne sont pas imposables", a-t-elle affirmé.

Présenté le 13 décembre, le plan "Réussir en licence" vise à "diviser par deux le taux d'échec" en première année à l'université, notamment en rénovant le contenu de la licence, en proposant une meilleure orientation et un accompagnement personnel renforcé.